Rechercher
  • Adeline

Lettre aux déprimés, angoissés, coulés et futurs suicidés


C’est avec tout mon respect et mon admiration pour vous que je décide de vous écrire ses quelques phrases bien trop longues et prenant de votre temps pourtant si précieux et si court en ce moment.

En fait, lorsque j’ai commencé à être prof à McGill, je jubilais et commençait à me croire au-dessus de tout le monde. Oui je ne m’aimais plus personne et parlais allemand à la maison avec Bernhard mon ex fiancé, ici à Montréal. En fait, je ne parvenais pas à changer trop facilement de l’allemand (bien meilleur pour moi que l’anglais) à l’anglais.

Sans raisons, je critiquais sans relâche Rosemary, la mère de Bernhard et Prof MacKenzie, un véritable Prof dédicaçant sa vie à l’enseignement. Il a de 80 ans et m’a fait rentrer à McGill. Il m’invitait toujours à manger et assister à des concerts de Cornemuse.

Alors, j’ai dû arrêter McGill pour me retrouver à Concordia, et les premières années sans Bernhard allaient très bien, je brillais et excellais. Après la 2eme année, j’avais de forte chance d’être engagée. C’était bon car j’allais exercer le métier de mes rêves : prof d’économie en anglais dans une fac anglophone.

Et c’est à cet instant que je rencontre Jean Pierre et puis Mary.

Avec Jean Pierre, je n’avais plus le temps d’étudier et devenais une vraie rebelle et délinquante.

Mary nous a rencontrés tous les 2 (JP et Adeline) dans le taxi. Et rapidement elle nous a invité à la Belle et la Bœuf à manger.

Et rapidement elle m’a suggéré de quitter JP. Elle m’a dit qu’il décidait tout pour moi et que je risquais l’agression. Ce qu’il a fait.

Et puis Mary a continué chaque samedi à 12 h – 4pm en m’invitant à Fullford. Et pendant, toutes nos visites elle a été si sévère et stricte avec moi que je commençais à la détester.

Un jour, je pleurais et baissait la tête en lui disant « vous êtes si harch avec moi que je n’y arrive plus mon ventre me fait si mal. »

En réponse, elle ouvre la porte de sa chambre et dit d’un sec : « va-t’en, alors. Il fait assez froid (-40) dehors et ça te fera du bien »

Je lui réponds en tremblotant : Me laisseriez-vous une chance?

Elle me dit » seulement si tu travailles sérieusement, prie intensément et étudie Sa Parole. C’est ton choix. Porte toujours ouverte.

Chers tous, à cet instant, je la détestais vraiment mais en même temps, j’apercevais une petite lumière au fond du tunnel tout sombre.

Je commençais à y croire. Toute cette anxiété s’en allait tout doucement.

Enfin, je me faisais enfin une TO DO liste pour chaque jour :

- Améliorer mon anglais

- Méditer

- Sortir me promener au moins une fois par jour

- Écrire un email

En vérité, c’est toujours un peu ce que je fais aujourd’hui en plus de me soigner avec acupuncture, écrire et enseigner avec Kijiji.

Je suis si heureuse de rencontrer Mary (91ans) avec ZOOM demain à 10h. En conclusion, c’est avec toute sa foi et sa sévérité qu’elle me permet de remarcher droit, tête haute et dos bien droit en évacuant toute anxiété et idées suicidaires.

Merci, à tous et toutes de m’avoir lue jusque-là. Allez vous un peu mieux? Si non relisez ce texte et écrivez-moi, je serais là pour réfléchir et trouvez une possibilité de se renforcer.

11 vues

Posts récents

Voir tout

Que signifie vraiment être Québécois?

Pour y répondre il m’a fallu passer pas mal de temps à consulter la presse. En fait, quasi, le même temps, que les différents gouvernements Québécois, quand ils ont tenté l’indépendance avant de la pe

Une si belle expérience ce Montréal-New York.

Une si belle expérience ce Montréal-New York. C’était du temps où j’étais étudiante et je m’en souviens (comme toutes vos voitures, le disent, chers québécois) encore. Alors nous nous préparons. Je ne

©2020 par fenêtre sur quelques anecdotes....