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  • Adeline

Montréal – New York II

Montréal – New York II

Bon, c'est correct je vous ai compris. Un peu comme le Général de Gaulles l'a dit le 4 juin 1958 lors de son discours prononcé à la fin de la terrible et meurtrière guerre d'Algérie. À ce moment, les Français d'Algérie se sont sentis trompés par ses intentions.

Est-ce que, mes chers lecteurs vous vous seriez sentis trompés par mon travail? Je ne sais. Je vous aime tellement que je vais écrire la suite de mon épopée à New York. Alors, toujours dans mon 3 et demis de Terrebonne et à cet instant, je ferme les yeux. Venez avec moi s'il vous plaît, retournons quatorze ans en arrière. Prêt? Venez ET ACCROCHEZ vous, on y va.

Ça y est nous sommes à destination et le bus s'arrête. Correct, j’ai jeté mes essais. Menottée et cagoulée, c'est bon j'ai donné ça suffit.

En fait, nous y sommes : ça y est, le bus s'arrête. Le chauffeur l’a dit à l'aide d'un micro, d'une voix enjouée: « Welcome to New York city. Enjoy! » Il souhaiterait me voir et heureusement : je lui donne un petit paquet avec quelques crêpes dedans. Il me dit : je vais les manger rapidement et discrètement car je ne sais pas comment les policiers seraient heureux et accepteraient de me voir avec cela. Tant que c’est dans ton ventre et celui des autres on est correctes. Au revoir charmante demoiselle, et encore une fois : : « Welcome to New York city. Enjoy! »

Les crêpes ont toutes été mangées et bien partagées alors que mon égo a bien été flatté. Pleins de sourires me remerciant d'avoir permis aux voyageurs du bus de s'être sentis comme à Paris avec le vin et les crêpes. Ma casquette bien installée y a aussi participé, peut-être. Je ne sais. Victoire d’être passé accompagnée de toute ma désobéissance. Et aussi de l'admiration et de l'amour portés aux États-Unis.

Et puis, je recommence à trembler et à connaître une petite douleur au ventre me forçant l'ouverture de mes yeux pour me rassurer. C'est bon, je suis bien installée dans mon 3 et demi à Terrebonne. Mais que c'est bon de se souvenir.

Je les referme rapidement. Ça y on descend et cette phrase si célèbre prononcée rapidement au 1er arrêt et l'ouverture des portes du métro: "mind the gap". Et puis ça y est, nous devons descendre à la station « Bronx ». Mais ils étaient vraiment nombreux ces black people…

Moi, qui sortait péniblement et doucement de mon petit Québec, et bien il allait falloir être fort et surtout être davantage tolérante devant l’acceptation de l’étrangeté dans un pays inconnu mais rêvé et admiré. Les Américains rencontrés me semblaient si grand voir immense avec un niveau de graisse supérieur à la moyenne. Quel multiculturalisme!

Alors que j'étais bien assise dans leur siège de métro si confortable et extra large pour accueillir chacun et chacune. Bien poli et galant, on se lève pour toutes personnes enceintes, boiteuses ou âgées. Oui, peu importe leurs origines, ils semblaient marcher confiant et parlait ce bel anglais, plein de confiance.

Mais cela venait t-il du fait, qu'ils étaient chez eux à New York (EU). J'ouvre les yeux pour oser une petite analyse :

Ou bien les premiers, en finance, éducation et donc sans aucune appréhension, ils se permettent d'accepter quasiment tout le monde. Ils semblent avoir pour mission : accepter tout le monde, sans aucun racisme et intérêt d'où nous venons.

Alors, laissez-moi comparer avec les Européens : lorsqu'ils sont dans leurs terres natales respectives, il leur faut la conserver. Est-ce que ce devoir les rendrait donc si distants et chauvins devant l'étrangeté de chacun et chacune? En fait, c'est surtout lorsqu’ils sont dans LEURS terres. Je vous laisse la conclusion. Car il me faut refermer les yeux, alors nous sortons, le « mind the gap » a été bravement prononcé.

Mon amie, Noémie me murmure doucement : « Adeline, tu dois rester avec moi à chaque instant. Je dois aller chercher de l'argent ». Ainsi, au dehors du métro Bronx, on s'assoit dehors. Ma copine prend son portefeuille et répète : « restes ici, ne parles à personne et regardes les sacs. Okay? »

À peine partie, 5 immenses blacks people avec un immense sourire me disent : « tu sembles tellement stressée, Madame ». En panique et pour seule réponse, je m'allonge de tout mon corps sur les sacs accompagnés de cette douleur au ventre si violente que ceci me donnait de ces nausées. Imaginons ensemble l’idiotie de la situation : La jolie demoiselle de vingt ans que j’étais, allongée sur ses sacs et incapable de prononcé un seul mot, Accrochez-vous, s’il vous plait chers lecteurs, je tremblais et mettais les mains devant mon visage comme si je recevais de nombreuses gifles répétitives.

Pourtant, ces cinq charmants garçons ont dit : protégeons-la, car elle est en danger ici. Ils s’approchèrent de quelques pas exactement de 5 pas, au 4ème je me suis mise à hurler. Ils avaient pourtant les mains sur la tête pour ne pas m’effrayer. Mes hurlements ont fait sortir brusquement Noémie de la banque avec sa carte bancaire et ses billets à la main. Elle a dit merci, Messieurs, c’est mon amie.

En y repensant et ayant les yeux bien fermés, je souris. Mais pourquoi, est ce que cette rencontre avec ces grands et gentils garçons a-t-il pu me mettre dans cet état?

Et puis, comme je semblais affamée, mon amie m'invite dans un restaurant haïtien avec sa famille de 200 personnes. Bien sûr, j'étais la seule blanche et la nourriture était extraordinaire et consistante. La taille des portions était fulgurante. XXL c'était clair. Quel bon souvenir, enfin, je sortais de table sans avoir faim. Ils semblaient heureux et contents de me voir manger autant tout en restant mince. « Comment fais-tu cela et quel régime? » Noémie répond pour moi : « Elle est née en France ».

Ensuite, nous partons visiter World Trade Center. Bien sûr, j'ai obtenu la petite médaille souvenir, de cette magnifique vue en hauteur dans la nuit, bien sûr. Cette impression de puissance partagée avec les grands. Et bien, entre vous et moi en plein Terrebonne, je me sens plus forte.

Alors, toujours dans mon 3 et demis de Terrebonne et à cet instant, j'ouvre les yeux. C'était bien trop sympa de partager ce souvenir avec vous. Et voilà, vous semblez impatients de connaître mon retour en bus au Canada. Je vais réfléchir encore et vous l’offrirais plus tard. En attendant « mind the gap » Okay?

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Okay, that's correct I understood you. A bit like General de Gaulles said on June 4, 1958 during his speech at the end of the terrible and murderous war in Algeria. At that time, the French in Algeria

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