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  • Adeline

Pour Natalie ma sœur de cœur Écrit comme demandé par toi chère Natalie Lebris


Rapidement chère Sœurette, nous nous sommes rencontrées. Un vrai flash non non non pas d’amour. Nous étions et sommes toujours amoureuses de vous Messieurs. Oui si c’est à cause ou grâce à certains d’entres vous que notre rencontre a eu lieu, je ne sais. Lisez donc et on étudiera votre conclusion, ensuite.

Oui nous étions chargées de votre brutalité qui nous avait permis de nous retrouver, à Regroupelles. Oui on en discutait de ces agressions et ce qu'on ferait après. Il semblait que pour Adeline ça serait un plus jamais…. pour un temps, sûrement. Oui d’accord alors que pour toi c’était l’inverse ma chère Sœurette : À t’entendre, tu semblais tomber amoureuse avec chacun. Ça te rendait heureuse, disais-tu.

Non, mais pour l'instant rappelons-nous simplement du bonheur et de l'intensité de nos rencontres :

8h du matin : tu criais « Maudite Française » Cette phrase entrainante me faisait rire et c' était un beau lancement de journée, me disais-je.

Je me précipitais de répondre « Maudite Québécoise » afin de lui annoncer mon réveil. Avec tout ce grabuge, on éveillait gentiment tout le monde sans s’en rendre compte. Il fallait se préparer, on était très occupées : IVAC, CALAC, on travaillait sans relâche.

À 15h il était temps de « pitonner » comme tu disais. Il va falloir satisfaire vos gosiers et votre moral. Toi derrière le four et les plaques de cuissons alors que moi c’est derrière mon PC et mon cell. Dès qu’un plat était terminé on échangeait : tu relisais la partie écrite et je faisais la vaisselle en goûtant à un de tes plats délicieux. À 19h, nous étions toutes fièrement prêtes à vous accueillir. Un petit fond de musique avec Qui a le droit et Lettre à Lévesque ainsi que tes plats fabuleux et la lecture de mon écrit frais de quelques heures, participe à nous mettre les larmes aux yeux.

Oui on vivait bien pauvrement en espérant, rêvant, ou priant à chaque instant. Lorsque notre besoin de tendresse était trop fort alors tu déployais tes longs bras afin de me serrer fort sur ton cœur.

Et puis on se lançait. Il allait falloir être obéissante, pardon Seigneur, nous ne l'étions pas, beaucoup.

Pour toi Sœurette, ton regard froid et morbide sonnait comme un glas. Ceci venait refroidir l'ambiance, semant la froideur et la détresse. Quelquefois avec une bonne bouteille de rouge ou de blanc (2 petits verres pour Adeline, le reste pour toi chère) tu me confiais quelques mots sur ton agression. Vraiment malheureux et disgracieux, le bonhomme. Il est vrai que parfois nous étions un peu saouls. Nous n'en parlions pas beaucoup en comparer de tes filles et de l'immense amour que tu leur portes. Même si tu me glissais quelques mots de ta grande déception de plus pouvoir communiquer du tout avec l'une et bien, même si tu le regrettes profondément, ton amour envers elles était équitables à chacune.

Oui on vivait bien pauvrement en espérant, rêvant, ou priant à chaque instant. Lorsque notre besoin de tendresse était trop fort alors tu déployais tes longs bras afin de me serrer fort sur ton cœur.


Une de mes meilleures expériences avec toi, Natalie a été l'écriture du texte sur notre hébergement à Regroupelles posté dans ce blog. Tu devais sortir aller fumer ta cigarette m'as-tu dit. Je soupire de frustration car nous passions un si beau moment que je ne je pouvais accepter le dérangement de quelqu'un ou de quelque chose. Tu as tourné la tête rapidement et dit : « écrit un texte qui sera lu et écouté par chacun(e). Fais nous pleurer! 5 min plus tard et le texte est écrit. Et voici : journal de Terrebonne sera contacté dès le lendemain par tes soins chère Natalie, avec l’envie pour Adeline, d'écrire encore et encore.

Oui, nous étions si différentes mais seule notre amitié et notre amour nous permettait d’avancer et de pardonner et même de parvenir à oublier nos agressions.


Quelques mois et discussions plus tard, on ne déménage pas trop loin l’une de l’autre ça serait plus pratique pour organiser notre voyage … à Paris et ton anniversaire auquel j'aurais la joie et l'honneur de participer. Pardon mais la salive me monte déjà aux lèvres rien que de penser à ton extraordinaire gâteau au choco accompagné de ton succulent jus santé. Tu m'as aussi offert de lire ce texte le 13 juillet 2020, date de ton anniversaire, je crois.

Bien sûr, j’aurais la joie de lire notre promesse mutuelle : La première qui sera là Haut s’arrangera pour faire pleuvoir sans cesse de la Tendresse afin qu’il règne l’Amour jusqu’à la fin des jours.

Complètement affairée par les préparatifs, Johanne (une de ses grandes amies) me demande de façon très insistante d'être un de mes contacts Facebook.

Suis bien contente, voici sa première phrase :

« Adeline je suis désolée de t'apprendre que Nathalie est décédée le 14 juin 2020. Supposément un suicide : »

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