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  • Adeline

Que signifie vraiment être Québécois?

Pour y répondre il m’a fallu passer pas mal de temps à consulter la presse. En fait, quasi, le même temps, que les différents gouvernements Québécois, quand ils ont tenté l’indépendance avant de la perdre. Le projet fut rejeté par 50,58 % des votants. Laissez-moi juste en conclure que 49% des Québécois l’avais donc chèrement gagnée, un court temps et puis quasiment immédiatement perdue., lors de la divulgation des résultats. Ce fut brutal et malheureux pour certains alors que pour les autres, un vrai soulagement. Une personne sur 2 était pour, et une sur 2 contre.

Alors j’y vais en ayant cette leçon bien en tête. Que la réponse, vous plaise ou non, j’irais jusqu’au bout afin de nous amener à la réponse de cette question très ardue d’apparence : Qu’est-ce qu’être québécois? Et aussi, après consultation d’un nombre plutôt élevé de journaux : journal de Montréal, par exemple et également, interroger bon nombre de Québécois, indépendantistes, libéraux ou conservateurs.

Rapidement cette question revient : Que signifie vraiment être Québécois?

Facile, me diriez-vous : les personnes étant nées au Québec. En visite, chez des amis de Ste Marie du Lac Masson (deux Québécois, de souche), je leur ai posé cette question. Considériez-vous que je sois Québécoise? Ils répondent en souriant, on a bien peur de te l’avouer mais tu ne l’aies pas PANTOUTE. Bon, je dois avouer qu’ils doivent ralentir leur débit de parole pour que j’ai la chance et la joie de les comprendre. Tes enfants, surement le sauront un peu, alors que tes petits enfants, eux, le seront complètement.

Cette réponse m’a tellement attristée. Pardon, leur répondais-je. Mais je connais l’histoire du Québec par cœur, chanson de Falardeau, Discours du général de Gaulles et son fameux, vive le Québec Libre et Visionnage des référendums en pleur à la vue des résultats.

Alors persuadée que le savoir de l’histoire Québécoise suffirait, pour faire de moi une dame cultivée, je pose de nouveau la question : Me considérez-vous comme Québécoise cultivée et connaissant l’Histoire du Québec mieux que la moyenne?

À cet instant, il me semble avoir énervés ces deux messieurs du Lac Masson. Ils me répondent donc en fronçant les sourcils et haussant légèrement le ton: Non, Non, et encore Non.

Je réponds alors un peu apeurée et très motivée pour l’obtention de cette réponse : mais, que se passerait-il, si j’étais avec vous et avait une couleur de peau plus foncée ou style asiatique ou même arabe?

À cet instant, mal à l’aise mes hôtes voyant dans leurs yeux l’espérance d’un Québec indépendant, rempli de gens intelligents et de savoirs. Et puis leurs visages se sont assombrit et j’ai pu distinguer leur tristesse de voir le temps actuel du Québec un peu sombre, l’absence regrettable de vrais projets de société. En regardant leurs visages, je voyais le Québec de la grande révolution mettant, le Québec à l’heures de sa grande modernisation. En ce temps, chers Messieurs, vous vous étiez battus pour être maître de vos affaires, et que le Français soit écrit, utilisé et parlé. Ainsi, je peux voir dans vos yeux, vos batailles pour placer le Français comme langue officielle parlée au Québec.

Mais alors, revenons à notre question : Est-ce que cela signifierait donc qu’il va falloir être indépendant obligatoirement afin d’être québécois. Non, non et encore non cette réponse touche des convictions politiques alors qu’être Québécois, c’est une nationalité.

De plus à cet instant, Ils échappent au sol la belle bouteille de St Émilion. Ça a fait un de ces dégâts, une vraie catastrophe. Au moins 2000 morceaux de verres par terre.

Toujours pas de réponse satisfaisante, n’est-ce pas? À cet instant. Ne vous découragez pas, on va l’obtenir, je vous le dis.

Comme vous pourriez éventuellement le savoir, je suis une Parisienne de souche comme on dit. Je suis née à Paris mais suis Québécoise non de souche. Mais comment faire pour le démontrer ? Alors que ma famille parisienne répète amèrement que j’ai osé quitter ma propre terre. Mais entre vous et moi, je suis propriétaire d’aucune terre là-bas. Et ici au Québec, Canada, non plus. Quand j’arrive à Paris, il me faut quelques heures afin de retrouver « notre » manière de parler. Alors qu’ici, après 2 mots en anglais comme en français, c’est dit et reconnu, je ne suis PAS Québécoise de … souche. Oui, non Québécoise …. De souche, mais Québécoise quand même.

Mes chers lecteurs, penchons-nous sur cette question, je pense bien vous avoir mêlé. Ce n’était aucunement mon objectif Alors, reprenons, j’ai traversé l’Océan et suis arrivé ici.

Je reprends les manuscrits de mon travail de prof d’économie que j’aime consulter quand je me sens perdue. Et voilà, d’un coup, je peux conclure à l’aide de mon manuscrit une réponse plus convaincante me permettant de me rapprocher de la réponse.

Avec un exemple pratique, venez je vous explique : pour chaque 100 $ dépensé au Québec 5$ iront au gouvernement provincial alors que 10$ iront dans les caisses fédérales.

Alors à ce moment, je me dis: bien sûr, j’étais parisienne de souche mais après 10 ans de temps restée au Québec, j’ai dépensé pas mal de portion de 100 $$$ et donc versé pas mal de 15 $ aux gouvernements.

Puis je vous demander s’ils se soucient de mon origine : québécoise de souche, française de souche et même les anglais. Oui, les Américains, aussi. Et les chinois? Aucune différence! Oh pardon, j’osais oublier les Arabes. Même traitement, également. Les taxes a payer se font sans aucun racisme et rejet de personne.

Et puis, peut-on conclure que plus nous sommes consommateurs au Québec, plus sommes-nous Québécois? Ceci expliquerait donc pourquoi l’immigration est si chère et difficile? Oui, je viens de comprendre. Imaginez que j’ai 30 ans, et j’arrive à Montréal. Il va me falloir rattraper cette quinzaine d’année alors que je n’ai pas participé à la modernisation du Québec. Oui, je n’étais pas ici (Québec) mais là-bas (France).

Chers Québécois de souche, laissez-moi rentrer et acceptez-moi, s’il vous plaît, dans votre club si serré. Puis je y aller maintenant ? Me le permettriez-vous?

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