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  • Adeline

Westmount Terrebonne 11 decembre

Et voilà, ça s’est encore passé hier dans vos terres, très chers peuples anglophones de Westmount. Vous le savez bien, ces terres sont pleines d’anglos, bien classes et de géants.

Alors comme d’habitude, une fois mon acupuncture terminée, je m'assois, et prie. Mais ce vendredi 11 novembre, j’avais tellement faim qu’il allait me falloir tenir le coup. Oui, un Westmount Terrebonne un vendredi avec une jolie dame affamée, à bord d’un taxi, ne semble pas courant du tout. Alors je prépare un article de journal. Un petit brouillon pour le journal de Montréal ou bien je le traduirais avec prof Jane pour Guardian. Mais existe-t-il des Urgences dans ces terres, pleines d’anglos et de géants? Je les appellerais, c’est certain.

En attendant, je ferme les yeux, baisse la tête et prie comme cela: Seigneur Jésus fais qu’un gentil chauffeur de taxi puisse venir me chercher, me donne à manger et accepte de ne pas être payé. (Oui, je n’avais plus beaucoup d’espèces en ce vendredi 11 décembre)


Et d’un coup et d’un seul, un gentil Monsieur ouvre la porte et me sourit en disant doucement avec un large sourire masqué par ce maudit masque: Adeline, auriez-vous l’obligeance de me suivre? Si vous acceptez, laissez-moi conduire mon véhicule à Terrebonne. Alors, bouche bée, je lui tends la main et dit: Azul, d’une voix ferme et décidée mais relativement enjouée.


À cet instant, ma marchette sera tournée et mon embarquement dans le véhicule sera effectué.


Assise, masquée et bien attachée par la ceinture, on lance la discussion. Tout y passe, la raison pour laquelle il ne dit pas Salem alakoum (salut, en Algérie mais Azule en Kabylie) , Enrico Mathias, un pied noir envoyé par la France, parlant hébreu langue parlée à Jérusalem.


Et subitement, mon charmant chauffeur arrête son bolide: je dois faire le plein, d’essence. Et voilà qu’il revient avec un espresso noir et un muffin au chocolat que j’aime. Alors je dévore, ce biscuit apaisant dramatiquement la faim dans mon ventre qui commençait à me faire blanchir. Ceci annonçait, j’en suis sûr, un évanouissement prochain. Mais non, le gentil chauffeur kabyle a installé à l’intérieur du siège, mon petit espresso bien chaud mais aussi mon muffin au chocolat et…. la blancheur de mon teint a vite été remplacé par des petites pommettes rougeâtres, et maintenant on a échangé sur De Gaulles, Macron et Trump.


Bien sûr, à la fin de ce périple, on décroche nos ceintures et remercions nos Dieux, aussi. Oui, on se fait une petite accolade, dangereusement mais discrètement et poliment, bien évidemment.

Allez venez avec moi, la fin est magnifique: vous m’en direz des nouvelles. Bref, venez et lisez ces quelques lignes encore. Okay? On y va?


On s’est donc serré dans nos bras et d’un coup et d’un seul, je lui dit: hahaha, en m’arrêtant immédiatement: je dois, vous donner du cash.


Il me prend les 2 mains en souriant fermement: notre voyage, ton intelligence et nos prières ont été bien au-dessus de tout cela lors de notre fabuleux voyage Westmount Terrebonne.


Et le mot de la fin: il dit: Que dieu te garde. Et moi, de lieu répondre fièrement et bien sûre de moi, en clignant mon œil droit qui commençait à s’humidifier d’émotion. Amen et InChallah.


On le dira renforcé et heureux de… vivre.



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